Un pavé documentaire… et sans haine…
La sortie de ce livre dénonçant les mensonges de Freud, l’inefficacité de la technique psychanalytique dans de nombreuses indications, la mainmise de la théorie psychanalytique sur l’enseignement de la psychologie en France, l’obscurantisme des sectateurs de Freud et de Lacan, a provoqué une levée de bouclier des psychanalystes lacaniens, et leur réponse sous la forme de l’anti-livre noir.
Ce livre noir, c’est le diable ! Comment l’approcher alors qu’on est en analyse, comment prendre le temps d’en lire les 1000 pages sans le survoler ? L’enseignement à en tirer concerne les contre-indications de la psychanalyse.
Eh oui, la tenancière de ces lieux a lu le livre et ne pourra plus jamais répondre aux questions comme avant !
Ce site est-il donc destiné à accompagner les derniers patients encore sur le divan ? Ce sera fait en dernière extrémité, en attendant, nous allons chercher à trouver, à partir de mon expérience personnelle, des éléments de réponse à la question : Comment ça marche… quand même ?
1- Le thérapeute payé, ayant un
code de déontologie, est un interlocuteur sûr à qui confier ses tracas.
2- Décider d’aller consulter un thérapeute, c’est décider de s’occuper de soi, en temps et en argent, décisions souvent remises à plus tard dans la tourmente de la vie quotidienne. C’est s’offrir un espace à soi, hors du temps, un espace de liberté et de bien être, de relaxation favorisée par le divan.
3- La possibilité d’un changement est offerte, grâce à un regard extérieur qui remet en cause des évidences ( le Pourquoi ? de mon psy), qui pointe les modes de fonctionnements conditionnés.
Le questionnement poussé aide à trouver d’autres solutions par exemple lorsqu’on ne cesse d’expliquer pourquoi une chose n’est pas possible.
4- Les insights : découvertes et prises de conscience sur un mode émotionnel de ses modes de fonctionnements et de leurs causes, permettent une progression dans le « connais-toi toi-même », et permettent aussi de se pardonner.
5- La foi dans la méthode, dûe sans doute à une méconnaissance générale du mode de déroulement d’une analyse. On y va parce qu’on y croit, et on place le psy dans une position de gourou : le sujet supposé savoir – qui va nous guérir. C’est ainsi que l’on consacre toute son énergie à son analyse, au début.
6- L’apprentissage de la liberté. L’absence de consignes outre la règle de l’association libre, qui n’est guère explicitée d’ailleurs, laisse à chacun la possibilité de faire son analyse, telle qu’il la conçoit, ou tel qu’il croit que son psy le conçoit. La possibilité de prendre son temps, d’aller à son rythme, est précieux dans une société de performance.
7- La possibilité d’aborder des questions sexuelles, puisqu’on croit que c’est ce que le psy veut entendre. Un espace où aborder des questions si présentes et si chargées de non-dits. Cela va de pair avec un certain exhibitionnisme, le fantasme de se mettre à nu sur le divan.
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