C’est une découverte de ce livre extraordinaire qu’est « Sept languages pour une transformation » de Robert Kegan et Lisa Laskow Lahey.
Si comme moi vous avez lu de nombreux livres pour apprendre à faire des critiques constructives, et que la seule perspective d’avoir à passer à l’acte vous donne des palpitations, vous serez heureux d’adopter cette idée révolutionnaire.
En effet, ce n’est même pas une « grande croyance » que de penser que la critique, quelle qu’elle soit, va détruire une relation, c’est un fait d’expérience !
Donc, lorsqu’on fait une critique, on se place dans une position de supérieur, de celui qui sait, et on va parler de haut en bas, pour tenter de convaincre l’autre qu’il a tort, de lui faire partager notre point de vue dont on suppose qu’il est le bon (ou plutôt qu’il est le seul bon).
Or, il existe une alternative, celle de se placer dans une situation de dialogue avec l’autre, avec une volonté de comprendre sa façon d’agir, d’apprendre de son point de vue. Cela demande bien sûr d’avoir travaillé sur l’humilité, d’avoir résolu ses conflits intimes concernant sa place, son estime de soi.
Et cela permet de mettre en lumière de nouvelles « grandes croyances », de les observer, de les disséquer, de les mettre en doute, de se transformer.
Par exemple :

Je ne veux pas entendre la moindre critique à mon égard (même si je sais bien ce qu’elle pourrait être)

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Le pouvoir transformateur de ce livre (Sept languages pour une transformation) tient à cela.
Il ne faut pas se contenter de lire en croyant que nous changerons tout seul. Il faut prendre le temps de faire les exercices proposés.
Parmi lesquels, remplir un tableau à trois colonnes avec :
- indiquer quels sont nos buts et nos valeurs dans la vie (nos aspirations)
- lister tout ce que nous faisons et qui nous empêche d’atteindre nos buts
- rechercher une idée directrice dans ces comportements qui s’opposent à la réalisation de nos buts, et parvenir à formuler notre grande croyance
Des pistes nous guident dans la formulation de cette idée. Nous sommes sur la bonne voie si notre estomac se contracte, si nous sommes mal à l’aise, et si nous nous disons :

Ah, j’ai travaillé là dessus il y a dix ans en thérapie, et voilà que ça réapparaît !!!

Nous découvrons que nous réussissons plutôt bien à nous mettre au service de cette grande croyance, et que même nous serions capables de faire beaucoup mieux s’il n’y avait nos aspirations premières.
Ensuite, nous pouvons faire des exercices pour observer cette croyance à l’oeuvre, prendre un peu de distance, la tester, l’amender.

Exemple : mon but dans la vie est de rendre le monde meilleur MAIS ce faisant je ressemble beaucoup trop à ma mère et cela je veux l’éviter à tout prix.

Changement :
- je peux m’autoriser à y aller à fond vers mes aspirations, sans me soucier de ce qu’on pourrait penser de moi
- je peux voir toutes les qualités de ma mère et décider que ce n’est pas une telle tare de lui ressembler
- je peux observer en quoi je réussis mieux que ma mère et capitaliser de la confiance en moi

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Voici un livre qui parle de changement, et qui n’a toujours pas – semble-t-il – été traduit en français.
Le changement, c’est bien de cela qu’il s’agit lorsqu’on entreprend une psychanalyse, ou lorsqu’on consulte toutes sortes de thérapeutes pour aller mieux.

Pourquoi est-ce que les résultats sont si fréquemment pâles en regard des couleurs vivides des aspirations correspondantes ? Pourquoi est-ce que effectivement si peu de changement a lieu ? Pourquoi est-ce que les réformateurs reproduisent si souvent quelque chose qui ressemble tellement au modèle original ?

se demandent Robert Kegan et Lisa Laskow Lahey, de l’Université de l’Education de Harvard.
et d’ajouter ce postulat de base :

… il peut être à peu près impossible pour nous d’apporter le moindre changement important dans un système ou dans une organisation sans nous changer nous-mêmes (au moins un peu)

Ca vous rappelle quelque chose ? (psychanalyse, sophrologie, hypnose, groupes en 12 étapes, …)

Ce livre nous propose des exercices pour partir à la recherche de ce qui empêche le changement.

Alors à suivre comme feuilleton de l’été…

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Un pavé documentaire… et sans haine…
La sortie de ce livre dénonçant les mensonges de Freud, l’inefficacité de la technique psychanalytique dans de nombreuses indications, la mainmise de la théorie psychanalytique sur l’enseignement de la psychologie en France, l’obscurantisme des sectateurs de Freud et de Lacan, a provoqué une levée de bouclier des psychanalystes lacaniens, et leur réponse sous la forme de l’anti-livre noir.
Ce livre noir, c’est le diable ! Comment l’approcher alors qu’on est en analyse, comment prendre le temps d’en lire les 1000 pages sans le survoler ? L’enseignement à en tirer concerne les contre-indications de la psychanalyse.

Eh oui, la tenancière de ces lieux a lu le livre et ne pourra plus jamais répondre aux questions comme avant !
Ce site est-il donc destiné à accompagner les derniers patients encore sur le divan ? Ce sera fait en dernière extrémité, en attendant, nous allons chercher à trouver, à partir de mon expérience personnelle, des éléments de réponse à la question : Comment ça marche… quand même ?

1- Le thérapeute payé, ayant un
code de déontologie, est un interlocuteur sûr à qui confier ses tracas.

2- Décider d’aller consulter un thérapeute, c’est décider de s’occuper de soi, en temps et en argent, décisions souvent remises à plus tard dans la tourmente de la vie quotidienne. C’est s’offrir un espace à soi, hors du temps, un espace de liberté et de bien être, de relaxation favorisée par le divan.

3- La possibilité d’un changement est offerte, grâce à un regard extérieur qui remet en cause des évidences ( le Pourquoi ? de mon psy), qui pointe les modes de fonctionnements conditionnés.
Le questionnement poussé aide à trouver d’autres solutions par exemple lorsqu’on ne cesse d’expliquer pourquoi une chose n’est pas possible.

4- Les insights : découvertes et prises de conscience sur un mode émotionnel de ses modes de fonctionnements et de leurs causes, permettent une progression dans le « connais-toi toi-même », et permettent aussi de se pardonner.

5- La foi dans la méthode, dûe sans doute à une méconnaissance générale du mode de déroulement d’une analyse. On y va parce qu’on y croit, et on place le psy dans une position de gourou : le sujet supposé savoir – qui va nous guérir. C’est ainsi que l’on consacre toute son énergie à son analyse, au début.

6- L’apprentissage de la liberté. L’absence de consignes outre la règle de l’association libre, qui n’est guère explicitée d’ailleurs, laisse à chacun la possibilité de faire son analyse, telle qu’il la conçoit, ou tel qu’il croit que son psy le conçoit. La possibilité de prendre son temps, d’aller à son rythme, est précieux dans une société de performance.

7- La possibilité d’aborder des questions sexuelles, puisqu’on croit que c’est ce que le psy veut entendre. Un espace où aborder des questions si présentes et si chargées de non-dits. Cela va de pair avec un certain exhibitionnisme, le fantasme de se mettre à nu sur le divan.

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Est-ce que mon psy ou ma psy m’aime ? Voilà la question que vous vous posez si vous avez tapé transfert dans un moteur de recherche.

Extrait de mon journal

Ce jour-là, le psy avait oublié un verrou entre lui et moi. Que penser de ce contre-transfert ?

Il pansa mes plaies avec douceur, en termes choisis, en en disant juste assez : non, ce qui se passe dans la situation analytique n’est pas une illusion, il se passe quelque chose d’important, même si ce n’est pas ce qu’attend le patient dans la réalité. Oui, il arrive au psy de penser à ses patients en dehors des séances.

Je n’ai fait que chercher des réponses à cette question. Dans mes lectures, j’ai trouvé quelques éléments, notamment dans « Du côté de chez l’analyste » (voir Mes livres psy préférés) Au fil des témoignages sur les forums de transfer interrupted, il m’est apparu évident que certains psys ne savaient pas gérer le transfert, et que cela produisait des catastrophes.



Je veux faire une analyse pour apprendre à bien vivre, à bien aider, à bien aimer, à bien mourir.

Comme cette étudiante citée dans l’introduction de « Les triomphes de la psychanalyse » de Pierre Daco,  je souhaitais tout d’abord améliorer ma vie.

Mais c’est  lorsque c’est devenu  « trop difficile pour moi », que je me suis décidée.

Je suis entrée en thérapie avec un psychanalyste lacanien, avec deux séances par semaine.

Le travail a duré six ans. En lisant les pages du site (en lien dans la colonne gauche), vous en saurez plus sur ces six années et sur la façon dont notre collaboration s’est terminée.

Mais ce n’était pas fini pour autant, j’ai trouvé les groupes en douze étapes et je poursuis mon travail d’unification spirituelle grâce à leur programme de rétablissement.

Il fut un temps, avant le haut débit, où le chargement des pages web s’interrompait avec la mention : « transfer interrupted ».

Pour ceux qui se demandent ce qu’est le « transfert yellis », yellis est tout simplement un hébergeur de sites web (mutualisé et pas cher qui n’a été en rade qu’un jour pendant de nombreuses années d’utilisation).

Le site transfer interrupted… a vu le jour en 2001. Il a été relooké par Pénélope et Sylvain. Pendant plusieurs années un tchat psy avait lieu une fois par semaine et les forums étaient actifs. Puis, ils ont dû être fermés pour cause d’envahissement par le spam. Vous les trouverez dans les archives (liens tout en bas de cette page).

Actuellement il n’existe plus qu’un forum Entraide entre analysants et autres problèmes psy.