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 La psychanalyse fait-elle maigrir ?
 

Pourquoi est-ce qu'on ne peut s'empêcher de grignoter, de manger sans faim ? Parce qu'on s'ennuie, parce qu'on est angoissé, parce qu'on se sent vide et qu'on se remplit, parce que la télévision montre des gens en train de manger, parce que la publicité est si tentante... Parce qu'on a été frustré par les différents régimes entrepris...
Avant ma psychanalyse, j'avais ce problème de grignotage devant la télévision. Ce problème a disparu de lui-même, en même temps que les différentes angoisses liées à tous mes problèmes. J'ai appris aussi à ne pas absorber tous les problèmes des autres (ce qui créait de l'angoisse en moi), ce n'est pas être égoïste que se protéger lorsque les autres envahissent notre univers intérieur avec leur vécu dramatique et angoissant. Au contraire, les orienter vers des professionnels est le meilleur service à leur rendre plutôt que de se sacrifier pour les écouter.
Lorsque l'angoisse me reprend encore parfois, je sais reconnaître que le mouvement de mes mâchoires a des vertus relaxantes et calmantes. Mais je peux aussi chercher la cause de l'angoisse. Est-ce la mienne ou celle d'un autre ?
La psychanalyse est un traitement étiologique (elle va traiter la cause du problème) et non pas symptomatique en faisant disparaître seulement les symptômes.
C'est un investissement que je compare à l'achat d'un appartement par rapport à la location. Investir dans un traitement étiologique, n'est ce pas mieux que tous ces loyers versés en produits amaigrissants ?

 
 
 
 La psychanalyse autorise à réussir
     
     
les mille et une façons d'échouer...
 
Témoignages :
 
     
  1. Se casser le cou à la dernière descente à ski.
  2. Saboter le travail de la journée par une erreur fatale au dernier moment.
  3. Voir son élan brisé par une chute inexplicable.
  4. Oublier un rendez-vous.
  5. Se tordre la cheville en rentrant à la maison.
  6. Commettre des erreurs chaque fois qu'on pense à quelqu'un.
  7. Oublier l'ingrédient important dans la liste des courses.
  8. Se lancer dans des combats dont on sait qu'on sortira perdant.
  9. Gâcher un bon moment en tapant dans un poteau avec sa voiture.
  10. Laisser le fer à repasser, le gaz... allumé.
 

A chaque fois que je me congratulais intérieurement sur mon efficacité, mon infatigabilité,  mon organisation, je savais que j'allais commettre une erreur fatale qui me ferait replonger  dans les abîmes de la dévalorisation. D'ailleurs, je ne réussissais jamais du premier coup (mais à coup sûr au deuxième coup).
Une partie de moi-même m'interdisait de réussir :
Pour rester fidèle à un parent qui lui-même échouait.
Pour rester fidèle à mon milieu, à ma condition.
Pour me punir d'avance d'un succès ? qui m'aurait fait me prendre pour je ne sais qui ?
Je pratiquais le sport et plusieurs fois, avant une compétition importante, je me suis tordu la cheville. C'était au dernier moment de l'entraînement, au moment de rentrer au vestiaire. Il m'est arrivé aussi de me tromper sur l'horaire de l'épreuve.
Pourquoi m'infliger ainsi un handicap ? Pour m'empêcher de réussir ? Pour me justifier de ne pas réussir ? ???

 
 
     
 
 Vers une sexualité normale
 

Nous sommes tout pétris de nos peurs infantiles, de nos expériences passées, de nos conditionnements. Au cours de notre vie, nous nous sommes débrouillés pour conjurer les peurs, pour transgresser certains interdits sans encourir des châtiments terribles. Nous nous sommes forgés en s'accommodant des contraintes extérieures et intérieures. La sexualité est sans doute le domaine qui engendre le plus de frayeurs. Les désirs sont humains, leur violence est effrayante et dévastatrice. Chacun de nous à développé ses rites sexuels, ses fantasmes afin d'autoriser le plaisir tout en conjurant la peur. Et le résultat est loin d'être une sexualité normale et spontanée. Fétichisme, masochisme, fantasmes et rites,peuplent nos vies sexuelles.
La psychanalyse, en dévoilant et légitimant les pulsions sexuelles, fait tomber peu à peu leurs déguisements.

 
 A propos de la masturbation
 

Françoise Dolto et sa fille Catherine Dolto-Totlich en ont parlé si bien dans le livre destiné aux adolescents : "Le complexe du homard", voici quelques notions :
1- Tous les enfants d'animaux se masturbent. La plupart des hommes et la majorité des femmes aussi.
2- La masturbation n'est ni bien, ni mal, ce qui peut être inquiétant ce sont les fantasmes (rêveries) qui y sont associées
3- Le défaut principal d'une sexualité solitaire, c'est de se priver des relations avec les autres, de se replier sur soi
4- La masturbation est vécue comme coupable ou non, selon ce qui a été dit dans l'enfance. Or les parents sont très mal à l'aise avec cette question. Dans certaines cultures, la masturbation est sévèrement réprimée.

Si l'on cherche à en finir avec cette "mauvaise habitude" (j'emploie cette expression à dessein, car c'est un mot clé qui est tapé dans les moteurs de recherche à ce sujet), il faut se poser les questions suivantes :
- ai-je suffisamment de relations sexuelles pour décharger mes pulsions sexuelles ?
(en d'autres termes la masturbation est une activité plutôt saine pour décharger des tensions sexuelles inassouvies)
- que puis-je améliorer dans ma vie sexuelle ? (en effet on peut aussi se masturber avec le corps de l'autre si dans sa tête on n'est pas avec l'autre, est-ce mieux que la masturbation solitaire ?)
- peut-être faudrait-il consulter un psychologue (pour ceux qui n'arrivent à avoir du plaisir que dans certaines circonstances, fétichisme, voyeurisme, sado-masochisme )?
- et/ou un sexologue en cas d'impuissance, frigidité, éjaculation précoce
- est-ce que mes fantasmes sont acceptables, est-ce que je me respecte dans mes fantasmes ?
- les fantasmes sexuels sont nés de la façon d'appréhender la sexualité de nos parents, d'une part, et d'images traumatisantes refoulées ou non reconnues comme traumatisantes, de l'autre
- la honte liée à la masturbation est peut-être une contrepartie à l'intense plaisir que l'on en retire (est-ce que l'on ne se punit pas du plaisir éprouvé par la honte ?)

Il est important de dédramatiser la masturbation : tout le monde le fait, ou presque ! Le petit enfant se masturbe naturellement jusqu'à ce qu'un adulte lui dise que c'est sale et lui fasse honte. Chez certains, ce sentiment de honte va persister, chez d'autres il ne sera pas présent.
Ensuite, il est possible d'agir sur les fantasmes, en en dévoilant la cause. C'est une étape difficile car confier ses fantasmes à son psy, c'est éventuellement le soumettre à une excitation, le provoquer. Pourtant il faut en passer par là (encore des vomissements). Des images très traumatisantes dont je n'avais jamais parlé à personne, et même que je n'avais pas reconnues comme telles se sont imposées à moi lorsque j'ai parlé de mes fantasmes à mon psy. Des images insoutenables que je n'en finissais pas d'exorciser, en les rendant par des fantaisies mentales, encore plus insoutenables.
Enfin, on a le choix. Le choix de n'avoir pas besoin d'avoir honte. Le choix de se respecter. Ainsi il est possible d'éviter les fantasmes honteux pour choisir d'évoquer des fantasmes plus acceptables.
Voir aussi : Dépendance sexuelle

 
 A propos de " faire l'amour "
 

Mon psy a employé cette expression et je l'ai reprise pour la première fois. Je tourne et retourne cette expression dans ma bouche, dans ma tête, dans... Sa force et sa richesse m'impressionnent.
J'en scande chaque syllabe, j'en envisage chaque signifiant. Jusqu'à soupçonner que c'est là l'interprétation finale et unificatrice qui clôt l'analyse en laissant le sujet pantois.
Cette expression fusionne les deux réalités fondamentales de la nature humaine, qui sont antinomiques, quoique...
La réalité sexuelle du domaine de la pulsion, de l'instinct : baiser, jouir.
La soif d'amour qui anime toutes les relations humaines et qui est parfaitement dissociable de l'acte sexuel.
Le mot " faire " exprime tout le contraire de la passivité. Il indique un mouvement, une participation des deux sexes. Il exclut le viol, la simulation. Le terme " amour " est ambigu. Il est excessif pour désigner l'acte lui-même.
Cependant même sans amour, il y a cette fusion intime de deux corps, ce rapprochement qui fait qu'on ne peut être totalement étranger l'un à l'autre. " Faire l'amour " exclut donc la neutralité, l'insensibilité, l'indifférence mais au contraire impose un certain degré d'implication.
Mais l'ambiguïté vient surtout de ce que - éventuellement - l'acte sexuel peut être associé à l'amour. C'est à dire que le désir peut s'accompagner d'amour, que l'amour est possible et que de l'amour peut naître le désir. " O mes entrailles, tressaillez d'allégresse car le meilleur est possible ".
Après cela, qu'on ne me reparle jamais de l'Immaculée Conception !

 

" Faire l'amour " est le terme exact pour désigner la sexualité normale

 
 Ne plus avoir peur  La fin des querelles conjugales
  

Voir aussi ci-dessus.
Les monstres effrayants de l'enfance, les châtiments terriblement menaçants sont  apparus comme des freins à nos désirs infantiles de toute puissance. Nous avons à chacune de nos peurs, renforcé notre cuirasse névrotique. En enlevant ces couches successives comme des pelures d'oignon, on se trouve d'une certaine façon désarmé, mais plus fort.

En relâchant le contrôle que l'on veut exercer sur l'autre, en lui reconnaissant le droit à ses propres façons de faire, en lui faisant confiance, on vit plus détendu dans le couple.

  
 
 
 Et la maladie ?
     
     
 
Dr. Carl Simonton - Stéphanie Matthews Simonton - James Creighton Guérir envers et contre tout.
 

Ce n'est un secret pour personne que de nombreuses maladies sont d'origine psychosomatique. Et que la maladie répond à un besoin caché du malade. Faut-il être malade pour pouvoir enfin penser à soi, s'arrêter, se reposer ? La migraine qui accompagne les conflits, les sentiments de culpabilité... Sans parler des dépressions, plus explicites. Parfois le patient a seulement besoin d'être écouté. Et nombre de médecins généralistes font oeuvre de psychologues (bien que leur formation ne les ait guère préparés à cette tâche). Reste à savoir jusqu'à quel point la psychanalyse peut aider à guérir les maladies organiques... et si c'était possible ?

 

Ce livre décrit des cas de rémissions inattendues de patients atteints de cancer.
Il propose une méthode de visualisation positive, associée à une prise en charge psychothérapique pour mettre à jour les causes et les bénéfices de la maladie et donner au malade la possibilité de choisir la guérison.

 
     
     
 
 
 Les résistances
 
 

Je pense que le patient ne doit pas tout savoir sur les résistances, car le thérapeute doit avoir une longueur d'avance pour arriver à les contourner. Donc probablement, j'en sais très peu là dessus. Voici ce que je sais.

Qui dit entreprendre une psychanalyse suppose que la situation est devenue intolérable, au point de vouloir la changer. Et d'accepter éventuellement de changer soi-même parce qu'on ne peut pas faire autrement. On voudrait bien ne pas avoir à changer. On s'en est sorti jusque là tant bien que mal en étant ce que nous sommes, et changer représente l'inconnu effrayant.

Je voudrais dire aussi qu'on ne change pas tant que ça dans une psychanalyse. On change tout en restant la même personne, on change en mieux, on garde ses qualités, on transforme ses défauts en qualités...

La première des résistances : reporter à plus tard le début de sa psychanalyse, lorsqu'on aura résolu ses problèmes, lorsqu'on aura plus d'argent... quand quelqu'un de proche aura terminé la sienne... etc...

C'est une façon de se permettre de ne pas changer tout en gardant bonne conscience. D'un côté, on affirme qu'on voudrait faire une psychanalyse pour changer, de l'autre, on se donne de bonnes raisons pour ne pas la commencer.

Autre exemple de résistance (la mienne) : être pressé de terminer sa psychanalyse. C'est aussi une façon de ne pas vraiment la commencer. Dès la toute première amélioration, j'ai cru que c'était fini et je voulais arrêter. Cela m'est arrivécent fois. C'était pour ne pas aborder la suite, pour ne pas avoir à changer.

La séance manquée ou le retard du patient : La résistance est toujours cachée sous de bonnes raisons. On peut rationaliser longtemps la raison pour laquelle on ne peut pas venir à sa séquence de psychanalyse, comme ou peut rationaliser la raison qui nous empêche de commencer une psychanalyse... Tout cela est suspect à l'analyste, car dans le domaine de l'inconscient, rien n'est anodin. Alors malgré toutes les bonnes raisons que nous pourrions avancer pour manquer notre séance, nous devrons la payer, car cette absence est (peut être) le signe de quelque chose que nous refusons de voir, et dont l'apparition pouvait être prévue à la séance précédente. De même, pourquoi ce retard ce jour-là alors que je respecte rigoureusement les horaires de mes séances ? Pourquoi cette soudaine erreur d'horaire ?

Autre résistance : le patient parle longuement de choses futiles, dissèque une conversation : "Je lui ai dis que..." Alors elle m'a dit que..." au lieu de parler de ce qu'il ressent, au lieu de parler de ce qu'il pense que le psychanalyste attend de lui. Ou bien parle de quelqu'un d'autre. Mais attention, parfois c'est croire que ce qu'on est en train de dire  est futile, qui constitue la résistance...

Ou encore se dire que c'est une résistance de dire ce que l'on est en train de dire, alors que ce n'est que de l'association libre.

Oui, la résistance est quelque chose de subtil, à laisser manier aux professionnels !

 
 
 
 
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