Prix de la consultationIl faut compter 40 Euros par séance au minimum, 50 dans les régions qui manquent de psychanalystes.
La psychanalyse est-elle seulement pour les riches ?Théoriquement, un psychanalyste digne de ce nom doit s'enquérir des moyens de son patient (il devrait équilibrer ses comptes entre ses patients riches et ses patients pauvres). Puisqu'il vit de sa pratique, le psychanalyste doit être à l'abris des difficultés financières, il ne peut donc travailler gratuitement. Pierre Rey raconte comment son ardoise chez Lacan avait atteint des proportions considérables. Il est donc théoriquement possible de venir à sa séance et de déclarer qu'on ne peut pas payer. Cette question devrait pouvoir être abordée au cours des entretiens préliminaires. Ce sera sans doute un élément déterminant pour la prise en analyse. Soit l'analyste a confiance dans les capacités de son patient et espère recouvrer un jour sa dette, soit il juge la situation inextricable et choisira de ne pas traiter le patient.
Remboursement par la sécurité socialeLa psychanalyse en tant que telle n'est pas remboursée par la sécurité sociale. Si le psychanalyste est aussi médecin ou psychiatre, il pourra occasionnellement ou pendant une certaine période, faire des feuilles de soin qui rembourseront une partie de la séance. Le reste restera à la charge du patient, et la sécurité sociale n'acceptera pas indéfiniment de rembourser régulièrement le même patient. Aussi, au regard de la durée générale de l'analyse, le remboursement par la sécurité sociale n'est pas significativement important.
Paiement de la séanceEn France, il est d'usage de payer chaque séance contrairement aux Etats-Unis où la note peut être présentée à la fin du mois. Le paiement se fait généralement en liquide mais il y a des exceptions. (cas d'une patiente hyper-rigide qui ne payait que par chèque).
La question des séances manquéesC'est une question cruciale. Combien d'analyses se sont interrompues sur ce conflit. Le psychanalyste doit avoir des revenus réguliers et ne pas dépendre du bon vouloir de son patient pour cela. Une séance manquée malgré toutes les rationalisations possibles de la part du patient, est suspecte d'être une résistance, c'est à dire un refus de voir la réalité qui se fait jour. Le conflit qui survient inévitablement autour des séances manquées permet de traquer la résistance en s'interrogeant sur la cause réelle de l'absence. Et accessoirement (ou peut-être prioritairement) de permettre au patient d'entrer en conflit avec son analyste.
Et les vacances du psy ?Le psy a besoin de vacances pour se resourcer, il fait un métier épuisant. Le psy est à la fois très présent : il n'est jamais malade, il est là même si on l'a insulté à la séance précédente - et très frustrant. Il frustre le patient en interrompant la séance. Il abandonne ses patients pendant ses longues vacances. Et le patient, lui aussi, survit...
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